On le pense originaire de l’Inde, des déserts iraniens ou encore africains... Le melon, en tout cas, était déjà cultivé en Egypte cinq siècles avant notre ère. Il franchira la méditerranée pour parvenir en Grèce, puis à Rome, vers le 1er siècle.
Selon les croyances musulmanes, le melon pousse au paradis, où il est le fruit préféré d’Allah. Les grecs, quant à eux, parlaient du melon comme d’une “ pomme cuite au soleil ”.
Parmi les melons plus anciens, on trouve les melons dits « brodés », variété comme couverte de broderies filiformes. On l’achetait “ à la taste ”, c’est à dire qu’on pouvait le goûter, moyennant quelques centimes de plus.
Puis vint la variété Cantaloup, ainsi nommée car d’abord cultivée à Cantalupo, villégiature des papes à quelques lieues de Rome.
Très vite, il arrive à Cavaillon, alors terre pontificale, et en fait la gloire et la renommée.
En 1864, l’écrivain Alexandre Dumas reçoit une requête du Bibliothécaire de Cavaillon qui, pour augmenter les collections de livres, lui demande quelques volumes de ses oeuvres. Alexandre Dumas offre à la ville la totalité de ses ouvrages en échange de 12 melons par an, ce qu’il reçut jusqu’à sa mort !
Très riche en eau, le melon est un fruit particulièrement rafraîchissant. Sa valeur énergétique moyenne est de 35 kcal/100g.
Le melon constitue une excellente source de carotène (ou provitamine A). Avec la mangue et l’abricot, le melon est un des fruit qui en contient le plus. La carotène est en effet un des constituants des pigments oranges du fruit.
La teneur en cette vitamine est donc plus importante chez les melons à chair orangée que chez ceux à chair jaune ou verte.
Le melon est aussi un bon fournisseur de vitamine C et contient des vitamines du groupe B.
Riche en potassium et pauvre en sodium, le melon a des propriétés diurétiques.
Enfin, il est également source de fibres.